Fenêtre intérieure : une pause d’écriture poétique
Une mini-fiche d’écriture poétique pour regarder ce qui demande à respirer en soi.

Fenêtre intérieure propose une petite pause d’écriture pour laisser circuler un peu d’air dans son monde intérieur. Regarder doucement ce qui demande à respirer : une part de soi, une émotion, un désir, une pensée restée trop longtemps fermée.
Peut-être aussi une envie mise de côté, un rêve discret, une curiosité qui revient frapper à la vitre. Parfois, ce qui demande de l’air n’est pas un problème à résoudre, mais une possibilité qui attend un peu de place. Quelques mots suffisent parfois pour ouvrir une fenêtre.
Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.
— Charles Baudelaire, Les Fenêtres
Écriture méditative : ouvrir une fenêtre en soi
Prends un instant pour répondre aux trois invitations :
- L’espace en moi qui demande un peu d’air…
- Ce qui se dessine derrière la fenêtre…
- Ce que j’aimerais laisser entrer…
Tu peux écrire seulement quelques mots. L’essentiel n’est pas de formuler une réponse parfaite, mais d’utiliser l’écriture comme une forme de méditation.
Laisse apparaître une image, une sensation, une direction intérieure, et écoute cette voix discrète, celle qui se fait entendre quand on ralentit assez pour lui laisser de l’espace.












